ÉTIENNE DE LESSART (CHAMBOIS 1623/SAINT-ANNE-DE-BEAUPRÉ 1703) PIERRE BILLAUX ET LA RÉSISTANCE

 

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(Vue aérienne d’une partie de la commune de Chambois)

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(Un dessin non officiel représentant la bouille d’Étienne de Lessart)

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(Un encadré résumant la biographie d’Étienne de Lessart)

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(Pierre Billaux. Photo du jeune résistant à l’âge de 18 ans)

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(Monsieur Pierre Billaux décoré de la Croix de la Légion d’honneur remise par Mme Françoise Comte, présidente départementale des combattants de la Résistance)

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(Pierre Billaux entouré à gauche par une amie d’Amnesty International et à sa droite par sa douce Paulette)

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La rédaction de VILLE-MARIE EXPRESS est heureuse de présenter un texte portant sur un colon français venu s’établir en Nouvelle-France et qui n’est point lié directement à la fondation de Ville-Marie. Son port d’attache est plutôt la ville de Québec et son environnement. Cela fera plaisir au maire actuel de notre vraie Capitale Nationale, le maire Régis Labaume. Il s’agit d’un dénommé Étienne de Lessart dont le nom de famille a pu s’orthographier Lessard avec le temps. Et qui a donné à la longue, la lignée familiale des Lessard dans tout le Québec.

Étienne de Lessart est né à Chambois (France), un petit hameau, qui aujourd’hui est une commune française d’environ 425 habitants (statistique de 2010). À quelque quatre siècles de distance, c’est aussi le village natal du philosophe français bien connu Michel Onfray.

Le jeune Étienne s’embarque pour la Nouvelle-France à l’âge de 22 ans. Il s’établit à Québec en 1646. Il y exercera, d’abord, le métier de caboteur. Puis, il se fera cultivateur, capitaine de milice et seigneur (propriétaire terrien).

Le 8 mars 1658, Étienne de Lessart concède certaines terres en vue de la construction de la première chapelle de bois dédiée à Sainte Anne, personnage, particulièrement, prisée et vénérée en Nouvelle-France. C’est ainsi que commença l’histoire de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré.

Lors du recensement de 1681, il déclara avoir 59 ans, être marié à Marguerite Sévestre, 45 ans, et, avoir dix enfants dont l’aîné s’appelle Étienne. Puis, au plan plus matériel, il se dit propriétaire de trois fusils, sept bêtes à cornes et quarante arpents en valeur.

Il meurt le 19 avril 1703, victime comme d’autres habitants de la Nouvelle-France de l’épidémie de petite vérole qui sévissait alors. Puis, le 21 avril 1703, Étienne de Lessart est enterré sous la sacristie de l’église de Sainte-Anne-de-Beaupré.

Mais pourquoi donc vous entretenir de belles considérations sur Étienne de Lessart? Hé bien, pour deux raisons voire même trois. Premièrement, un vieil ami à nous du nom de Marcel Lessard se réclame de la descendance de ce Étienne de Lessard ou du moins s’est, depuis longue date, reconnu dans cet ancêtre homonyme (Lessart/Lessard) de la Nouvelle-France.

Puis en 1993, l’abbé Lessard, lors d’un voyage en France, sachant que quelqu’un pouvait l’informer un peu plus sur Étienne de Lessart osa aller frapper à la porte d’un dénommé Billaux. Il découvrit alors Pierre et Paulette Billaux avec lesquels les aménités furent partagées, particulièrement autour d’un bon repas préparé par Paulette.

Avec les années, une amitié discrète s’est installée entre le couple français des Billaux et l’abbé Lessard. Au coeur de cette amitié, il y a bien sûr Étienne de Lessard. Mais, il y a aussi, ce qu’il y a de l’ordre de l’indicible, et, qui réfère aux années quarante dans la France occupée. En effet, Pierre Billaux est, en quelque sorte, un rescapé de la Deuxième Guerre mondiale.

À l’âge de 18 ans, le jeune Pierre Billaux fait dans la résistance. Mais les autorités françaises étant au parfum des activités de la Résistance de Chambois, la Gestapo y mène une opération de captures le 3 mai 1944. Le jeune Billaux est arrêté et interné à Alençon puis transféré à Compiègne.

Le 28 juillet 1944, il est finalement déporté au camp de Neuengamme (Allemagne) puis à Blumenthal (Allemagne). Puis dans ce qui s’avère une opération d’élimination massive de l’ennemi, 10 000 prisonniers sont embarqués dans des wagons à bestiaux jusqu’à Lübeck pour être transférés dans trois bateaux destinés à être coulé au large. Seul, celui où se trouve Pierre Billaux s’en sort.

Et, pour la petite histoire locale, mais qui a un retentissement historique plus large, c’est non loin de Chambois qu’eut lieu une bataille décisive contre les Allemands à moins d’un an de la capitulation. Connue sous le nom de la bataille de la Poche de la Falaise, les soldats polonais de la 1ère division blindée du général Maczek bloquent et mettent en déroute l’armé allemande au Mont Ormel, tout près de Chambois. Les Allemands battent en retraite le 21août 1944. Ainsi prend fin la bataille de Normandie.

Aujourd’hui, Pierre Billaux soutenue par son épouse Paulette, en plus d’être membre honoraire d’Amnesty International, a été, au cours des dernières années, un vaillant promoteur d’une place Étienne de Lessart à Chambois en mémoire de ce jeune chamboisien de 22 ans qui a participé à l’aventure des débuts de la Nouvelle-France.

En conclusion, un vieil ami à nous, en la personne de l’abbé Marcel Lessard, participera le samedi 17 septembre 2016 à l’inauguration de la place Étienne de Lessart sous l’invitation officielle de la mairesse de Chambois, Mme Véronique Chabrol. Mais aussi, sous l’invitation amicale de M. Pierre Billaux, quelques semaines avant les formalités habituelles que requièrent ce genre d’invitation. Vive le Québec! Vive la France! Vive la Nouvelle-France! Vive à ce qui reste disponible à advenir!

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P.S. Si vous voulez, par curiosité, prendre connaissance du carton d’invitation envers l’abbé Marcel Lessard de la mairesse de Chambois, Mme Véronique Chabrol, cliquez le lien.

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