C’EST QUAND LE 17 MAI 2017?

(L’arrivée de la première recrue le 17 mai 1642)

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On trouvera, à coup sûr, l’intitulé de cet article non élégant et voire même intrigant. Mais c’est une vraie question. L’année dernière en ces pages, nous nous étions fendu d’un beau texte intitulé CENT ANS DE COMMÉMORATION (1917-2017) DE LA FONDATION DE MONTRÉAL/VILLE-MARIE.

On y racontait, en quelque sorte, la première commémoration et célébration de la fondation de Montréal par les Montréalais sous l’égide de la Société historique de Montréal et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Les festivités s’étalaient sur deux journées les 17 et 18 mai 1917. Il y avait d’abord une messe solennelle suivie d’une cérémonie civique et d’une visite commentée du Vieux-Montréal. On se reportera à notre texte pour en savoir plus (il sera en lien plus bas).

Nous terminions notre article en se donnant rendez-vous pour le 17 mai 2017 ou du moins pour le dimanche le plus proche du 17 mai comme il était de mise sauf exception. Or, nous avons appris dans le courant de l’automne, à notre grand dam qu’en cette année du 375è, les cérémonies de commémoration n’auraient pas lieu un dimanche, jour familial, jour férié par définition, mais le mercredi 17 mai en plein milieu de la semaine alors que les Montréalais sont au boulot et les enfants et ados à l’école. Non mais quelle aberration! Quel pied de nez à la population montréalaise! Après une élimination rapide du CH en séries de fin d’années, on n’aurait pu nous éviter cela!

Devons-nous comprendre que les seuls habilités à participer à la commémoration du 375è de notre ville seront les personnes à la retraite, les touristes du Vieux-Montréal, les chalands de toutes sortes sans oublier au premier rang des balustrades et des estrades, tout ce qu’on appelait à une ancienne époque les têtes couronnées autant civiles que religieuses.

L’année dernière, dans un bel après-midi de mai suivant la messe du 374è, nous avions eu une bonne conversation avec soeur Monique Tremblay, une fille de Marguerite Bourgeoys (c.n.d.), qui est rattachée depuis plusieurs années à la préparation de la messe de nos fondateurs, sur ce à quoi pourrait ressembler une commémoration bien réussie pour le 375è. Elle qui déjà à l’époque ramassait tout son courage et toute son énergie pour s’élever au-dessus de ses graves problèmes de santé. Puis, au fil de plusieurs conversations avec différentes personnes, nous avons eu vent de bien des tensions au sein du comité organisateur sans savoir quoi précisément. Discrétion oblige.

C’est ce qui explique peut-être qu’à moins de trois semaines du mercredi 17 mai 2017, aucun Montréalais digne de ce nom n’a entendu parler de cette grande journée de commémoration et de célébration. Encore que pour les habitués de la messe des fondateurs, peu savent qu’on est passé du dimanche à un jour de semaine.

Se pourrait-il, qu’en bout de piste, nous serions, nous aussi, à l’instar d’autres sociétés, victimes du syndrome des élites qui vivent dans leur bulle?

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http://ville-marie-express.quebec/index.php/2016/05/04/cent-ans-de-commemoration-1917-2017/

 

LE COLLÈGE DE MONTRÉAL (1767-2017) 250 ANS DE FORMATION DE LA JEUNESSE

(La nouvelle identité visuelle du Collège. Les emblèmes qui composent les armoiries en bleu/Les valeurs. 1767/ L’ancrage historique. Le premier Collège de Montréal/La Fierté et l’Histoire. Oeuvre: Ardoise design. Février 2015)

(Capture d’Écran. Survol de l’entrée principale du Collège)

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Ce vendredi 21 avril 2017, la communauté multi-générationnelle du Collège de Montréal sera en liesse. Enjambant, les festivités du 375è de Montréal, l’institution scolaire de la rue Sherbrooke ouest bien campée sur le flanc de la montagne montréalaise, soulignera son 250è anniversaire d’existence dans le cadre d’un Gala-bénéfice intitulé « DE PIERRES ET DE LUMIÈRES ».

Deux cent cinquante ans vers l’arrière, ça nous ramène tout près de la catastrophe de la Conquête de 1759-1760, où l’on vit impuissant la Nouvelle-France passée sous la gouverne de l’Empire britannique.

Après quelques années de vie sous le Régime militaire (1760-1763), le besoin de vie scolaire se faisait de plus en plus impérieux chez les jeunes de la colonie canadienne-française. Ainsi deux collèges ouvrirent leurs portes. D’abord celui de Québec (1765) et puis celui de Montréal (1767). S’y ajouteront dans le premier tiers du XIXè siècle, les collèges de Nicolet (1803), de Saint-Hyacinthe (1811), de Sainte-Thérèse (1825). de Chambly (1825) et finalement de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1827).

Ces six collèges avaient un but commun à savoir faciliter aux jeunes canadiens-français, établis dans une seigneurie, l’accès à une éducation supérieure, sous le label catholique, basée sur un enseignement humaniste du latin et des lettres.

Mais les différentes cohortes du « premier » Collège de Montréal n’ont pas toujours séjourné en flanc de montagne comme aujourd’hui. En effet, la petite histoire, nous apprend que c’est un dénommé Jean-Baptiste Curatteau de la Blaiserie, sulpicien, ancien maître d’école et qui devenu curé de la Longue-Pointe (Est de Montréal) a décidé d’ajouter une aile à son presbytère pour y enseigner le français et le latin à quelques jeunes adolescents des environs. Nous sommes alors au printemps de 1767.

Il faut dire que ce premier collège du genre à Montréal comblait un vide car pour des études un peu plus poussées, les jeunes montréalais devaient « s’exiler » à Québec afin de fréquenter le Petit séminaire dirigé par les jésuites. Ici, à Montréal se sont d’abord les Sulpiciens qui verront à l’essor de l’éducation des jeunes canadiens-françaises en aidant, entre autre, différentes communautés religieuses vouées à l’éducation des jeunes.

Mais le succès de ce collège embryonnaire forçat un premier déménagement au château Vaudreuil rue Saint-Paul (dans le secteur de la place Jacques-Cartier). C’est dans cette vaste demeure qu’à résidé les gouverneurs successifs de la Nouvelle-France de passage à Montréal. À ce moment le collège prit temporairement le nom de collège Saint-Raphaël.

Malheureusement, à l’instar de plusieurs bâtiments de l’époque, le château de Vaudreuil fut la proie des flammes le 6 juin 1803. Les 150 élèves de l’époque seront hébergés temporairement au séminaire de St-Sulpice sis sur la place d’Armes.

Puis, les sulpiciens, procéda à la vente des terrains de l’ancien collège et font construire un tout nouveau collège à l’ouest des fortifications dans le prolongement de la rue Saint-Paul. Le bâtiment ouvrira ses portes en 1806 sous l’appellation officielle de Petit Séminaire de Montréal. C’est un vaste espace pouvant accueillir 120 pensionnaires entouré d’un grand terrain avec jardins et dépendances.

Hélas! Malgré que l’on procédera à des agrandissements successifs comme en 1824 afin d’accueillir au maximum 160 élèves. En 1840, l’on s’est retrouvé encore en mode cohabitation quand une cinquantaine d’étudiants en théologie rendus à l’étroit dans le vieux séminaire de la place d’Arme ont débarqué au petit Séminaire de la rue Saint-Paul.

La ville de Montréal vivant un grand débordement démographique doublé d’un plus grand souci pour l’éducation de la jeunesse canadienne-française, les sulpiciens envisage en 1854 la construction d’un Grand Séminaire sur un grand terrain de la rue Sherbrooke ouest où se trouvent les deux tours de l’ancien fort de Montréal.

Ainsi, « débarrassés » des grands séminaristes qui retrouvera ce qui s’averra un Grand Séminaire digne de ce nom, les élèves du petit Séminaire se retrouveront eux aussi à leur aise mais pas si longtemps. Comme on le sait, à la fin de l’année 1861, nos voisins du sud, les États-Unis sont en pleine guerre de Sécession. L’Angleterre se voulant toujours clairvoyante décide par mesure de protection d’envoyer 5000 soldats à Montréal. Et comme il faut loger ces militaires, le gouvernement réquisitionne pour un des régiments anglais, le petit séminaire qui deviendra pour quelques temps une caserne militaire!

Encore une fois, les sulpiciens doivent penser vite et penser pratique. Ce sera, bien sûr, le retour d’une cohabitation entre les deux ordres d’études des deux séminaires dans le nouveau bâtiment de la Montagne. Et dans la foulée de ce nouveau branle-bas, l’on projette dès 1863 de construire adjacent au Grand Séminaire, un édifice dédié spécifiquement aux élèves du collège. Et au gré des besoins et des ressources, le vaste espace aidant, s’y ajouteront des petites constructions (pavillon des loisirs, l’Ermitage, etc.). Sans oublier l’Aile des Anciens depuis 1958.

Laissons maintenant, la pierre et le mortier afin de parler un brin de la matière vivante qui fait le Collège de Montréal. C’est bien sûr au fil des décennies, les équipes de direction, les équipes professorales, les équipes de soutien et de para-scolaire. Mais au coeur de tout cela ce sont les cohortes de jeunes garçons et depuis la rentrée de 1997 l’ajout de cohortes de filles.

Le Collège de Montréal entre les années 1967-2007 a vécu une longue période de turbulences afin de mieux arrimer son projet éducatif avec les nouvelles jeunesses de l’air du temps. Il fallait garder le meilleur des pratiques pédagogiques tout en faisant certaines adaptations. Pour viser l’Excellence, il fallait s’assurer d’avoir autant la matière grise que la matière en elle-même. On pense ici à de bons laboratoires de recherche, aux systèmes d’ordinateurs. Puis quand est advenue la première cohorte de fille, il a sûrement fallu un protocole de savoir-vivre et de savoir être pour mieux vivre et gérer des relations gars-filles et des amitiés gars-filles.

Nous ne pouvons, bien sûr, dans le cadre d’un court article, faire le tour de toute l’histoire de 250 ans de vie d’une institution car oui, le Collège de Montréal est une institution à Montréal et elle rayonne au moins sur tout le Québec. VILLE-MARIE EXPRESS est heureuse de s’associer à votre Gala-Bénéfice 250è en vous souhaitant de belles retrouvailles sûrement significatives.

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SOURCE

ST-GERMAIN, CHARLES et ANDRÉ LABELLE. LE COLLÈGE DE MONTRÉAL 1967-2007. L’HISTOIRE D’UNE TRANSFORMATION. ÉDITION COLLÈGE DE MONTRÉAL. IMPRESSION IMPRIMERIE TRANSCONTINENTALE. GRAPHISME PYRUS DESIGN. PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE COLLÈGE DE MONTRÉAL 2007. UN DOCUMENT ACCESSIBLE EN FORMAT PDF.

https://college-montreal.qc.ca/wp-content/uploads/2016/08/Publication.pdf

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CONFÉRENCE: LES COURANTS SPIRITUELS AYANT PRÉSIDÉ À LA FONDATION DE VILLE-MARIE

(Le conférencier, l’abbé Marcel Lessard)

(La Station de pompage d’Youville. Photo: Caroline Bergeron pour le Musée d’Archéologie et d’Histoire de Montréal)

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Comme nous vous l’avions annoncé dans un article précédent, la conférence mensuelle du premier samedi du mois de la Société historique de Montréal portant sur Les grands courants spirituels qui ont présidé à la fondation de Ville-Marie s’est tenue le 4 février 2017 à la station de pompage d’Youville, bâtiment annexe du Musée de Pointe-à-Callière. On nous permettra un petit aparté avant d’aborder spécifiquement la conférence.

Le bâtiment de la station de pompage est situé de biais avec le bâtiment majeur du Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal. Il fut construit en 1915. Il est fait de brique écossaise dont la couleur fait un bel effet visuel. On peut y retrouver encore les moteurs, les vannes, les pompes et le treuil. Par le fait même de cette conservation, la station de pompage fait partie du patrimoine industriel de Montréal.

Pour revenir à la conférence, à peu près une quarantaine de membres de la Société historique et d’habitués des conférences mensuelles du samedi ont écouté avec beaucoup d’intérêt les propos de l’abbé Marcel Lessard portant sur les courants de spiritualité qui ont présidé à la fondation de la petite colonie missionnaire de Ville-Marie.

Nul n’est sans savoir que la fondation de la petite colonie de Ville-Marie sur l’île de Montréal et plus précisément au pied du Saint-Laurent à l’endroit connue désormais sous le nom de la Pointe-à-Callière est un projet de nature privée financé par Jérôme de la Dauversière ainsi que par son grand ami, le baron de Fancamp, qui au tout début se faisait en marge du projet colonial de la France monarchique tout en ayant l’aval de Louis XIV.

L’abbé Marcel Lessard pendant plus d’une heure nous a brossé une fresque assez originale de la France dévote de ce XVIIè siècle. Ayant visité lui-même les lieux où sont nés La Dauversière (La Flèche), Maisonneuve (Neuville sur Vanne), Jeanne Mance (Langres) et Marguerite Bourgeoys (Troyes), le conférencier nous ramène jusqu’aux fonts baptismaux de chacun et de chacune des protagonistes pour tenter de convaincre son auditoire que tout a commencé au moment de ces différents baptêmes qui ont armé et équipé ces hommes et ces femmes de la foi chrétienne.

Parmi les courants spirituels du grand dix-septième siècle français qui ont présidé à la fondation de Ville-Marie, il y a bien sûr ceux issus de l’École française de spiritualité connue aussi sous le vocable de spiritualité bérulienne qui est un passage obligé. Spiritualité qui se nourrit des réflexions et des oeuvres du cardinal Bérulle, de Charles de Condren, de Jean-Jacques Olier, de Jean Eudes et même de Vincent de Paul.

Puis, l’autre grande influence spirituelle apparu un siècle précédent soit dans ce que l’on a nommé le Siècle d’or espagnol (1492-1681) soit celle d’Ignace de Loyola et de ses Exercices spirituels.

Tout cela dans une atmosphère de dévotions que ce soit à Marie, à Joseph ainsi qu’à toute la Sainte Famille de Nazareth. De la ténacité, de l’espérance et de la foi, il en fallait afin de faire face aux différents défis auxquels les premières recrues fondatrices de Ville-Marie furent confrontés que ce soit la nature, la maladie mais surtout l’hostilité croissante venant d’une large partie de l’Iroquoisie.

Pour le reste et pour en savoir plus, nous vous laissons avec le conférencier, l’abbé Marcel Lessard…

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Afin de visionner la vidéo de la conférence de l’abbé Marcel Lessard, nous mettons à votre portée le lien qui est en fait le site du 375è de Montréal du diocèse de Montréal.

http://www.diocesemontreal.org/blog/375vm/multimedia/les-courants-spirituels-qui-ont-preside-a-la-fondation-de-ville-marie/

L’ACTION NATIONALE (1917-2017): LA REVUE CENTENAIRE

(Page de couverture de l’édition du Centenaire.Oeuvre du centenaire. Reproduction sur papier coton MUSEO MAX. Signée et numérotée par Armand Vaillancourt. 2017)

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Le XXè siècle avait à peine dix-sept ans lorsque la revue l’Action française, c’était son premier nom, est née. De sept ans la cadette du Devoir de Henri Bourassa dont elle est, à l’époque (1917-1928), un certain prolongement avant que son illustre fondateur ne se perde dans une mystique suspecte qui lui fit renier son combat national d’antan.Elle naît dans un monde en pleine guerre et en pleine crise de conscription qui déchire le pays canadien dans son lien colonial avec le grand Empire britannique sur lequel le soleil ne se couchait jamais.

Elle deviendra en 1928 pour un très court laps de temps l’Action canadienne-française afin de se démarquer et de se distinguer d’une revue française qui portait le même nom et qui fut l’objet d’une condamnation formelle de la part de l’Église catholique sous la gouverne de Pie XI. Puis, pour différentes raisons, elle s’éclipsera pour quelque temps. Pour finalement, reprendre sans interruption sa parution en 1933, sous le nom officiel et définitif de l’Action nationale.

Elle fut de tous les débats et de tous les combats du Canada français et du « petit peuple » canadien-français pour finalement, dans la foulée des années soixantes et en conséquence des États généraux du Canada français (1966-1969) épouser le destin du peuple québécois au grand dam des minorités canadiennes-françaises hormis l’Acadie. Et cent ans plus tard, elle est encore de tous les débats et de tous les combats. Elle a mis au monde, en verbe et en action, le nationalisme canadien-français et le nationalisme québécois. Elle s’est donnée comme cheval de bataille de pourfendre notre impuissance politique et économique congénitale.

Et quoi que l’on en pense, elle a voulu, et ce dès le début, nous sortir de l’idéologie de la survivance et de l’agriculturisme. Elle a voulu nous sortir de notre infériorité économique. Mais pour atteindre tout cela, il fallait d’abord inexorablement une grande réforme de l’éducation qui de l’enfance à l’université saurait nous outiller pour la vie moderne sans pour autant renier d’où nous venions. Pour tout cela, nous lui sommes largement redevable.

Au fil des ans et des décennies mais surtout de l’actualité économique, politique et culturelle qui sollicite et interpelle ses directeurs et ses différents collaborateurs, l’Action nationale, nous somme de se penser et de se saisir comme un peuple et comme une totalité avec un passé, un présent et surtout un avenir…un avenir national libre et émancipée de toute tutelle.

Et pourtant, hélas, elle reste méconnue d’une bonne partie de notre peuple. Nous disions plus haut qu’elle fut de tous les débats et de tous les combats: sur la langue, sur l’instruction publique et sa réforme, sur notre infériorité économique, sur notre littérature nationale dites régionaliste à l’époque, sur le rôle de l’État québécois comme fiduciaire du peuple canadien-français, sur nos rapports avec le Canada anglais, sur les crises constitutionnelles, sur les relations internationales. Elle était au rendez-vous de toutes ces questions dès 1917 et elle y est toujours.

Edouard Montpetit y signa le premier éditorial en janvier 1917. Au fil des décennies, elle a ouvert ses pages aux plumes les plus nobles et parfois les plus incisives de son époque: Esdras Minville, Joseph-Papin Archambault, Omer Héroux, George Pelletier, Philippe Perrier, Olivier Maurault, les Laurendeau, père et fils (Arthur et André), Richard Arès, François-Albert Angers, Pierre Laporte, Jean-Marc Léger, Jean Genest, Rosaire Morin et Robert Laplante, son directeur actuel, pour ne nommer que les plus connus.

Et non, nous ne l’avons pas oublié, celui qui en fut son directeur pendant près de dix ans (1920-1928) pour ensuite en être un collaborateur régulier. Celui qui en fut l’âme incandescente. Celui qui lui a donné ses lettres de noblesse, l’abbé Lionel Groulx (1878-1967).

Sous sa gouverne et sous sa plume, il convia le peuple canadien-français a sortir de sa torpeur. Pour le chanoine, il fallait surmonter les affres de la Conquête britannique dont on se plaisait à dire les bienfaits, en faire de même de l’échec des Troubles de 1837-1838 et de sa terrible répression. Finalement, ne pas se laisser subjuguer par le mirage du suppposé pacte confédératif de 1867 dans lequel l’un des peuples fondateurs est plus égal que l’autre.

Elle a mobilisé ses artisans vers l’action. Feu! la rhétorique creuse et vaseuse qui conduisent  sur des chemins qui ne mènent nulle part. L’Action nationale met au monde le nationalisme canadien-français. Elle lui donne un langage et un relief qui rejoindront la jeunesse des décennies vingt, trente puis connaîtra un certain recul d’audience pour ne pas dire un certain déclin à partir de la fin de la seconde guerre.

À travers les débats et les combats, pendant plus de trente ans, la revue a déblayé le terrain et a fait le lit de la Révolution tranquille. Tout ce que les deux mandats des gouvernements libéraux de Jean Lesage ont accompli de 1960 à 1966 était en germe dans les écrits de la revue. Même le slogan Maîtres chez nous de la campagne de 1962, lui fut subtilisé par les libéraux de l’Équipe du tonnerre!

L’Action nationale est née à une époque où la foi et la langue faisaient bon ménage et dormaient dans le même lit dans une chaste intimité. Et ce peuple canadien-français devait défendre et protéger l’une et l’autre. Car c’est par l’une et l’autre qu’il y devait sa survivance mais aussi son espérance. Mais, autre temps, autre moeurs, a-t-on l’habitude de dire. Aujourd’hui, pour beaucoup d’entre-nous la foi catholique, la langue et la culture font chambre à part. Reste un minimum de valeurs convergentes et un patrimoine religieux.

Pourtant, à ses débuts et dans les décennies précédant la Révolution tranquille, on y trouve les plumes du père Papin Archambault, s.j., d’Olivier Maurault, p.s.s., puis du père Richard Arès, s.j. S’en fait-il encore des gens de cette trempe, capable d’articuler une pensée et une réflexion engagée dans le réel de notre situation nationale, sociale et spirituelle?

Qu’a cela ne tienne, l’Action nationale a 100 ans et cela doit être un motif de fierté nationale. Merci à tout ceux et celles qui l’ont porté à bout de bras et lui a donné ses lettres ne noblesse.

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LIENS UTILES

Pour avoir accès au site de la revue l’Action nationale

http://www.action-nationale.qc.ca/

(Pour avoir accès à la revue l’Action française (1917-1927). Consultez ce lien de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec).

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2223197

(Pour avoir accès à la revue l’Action nationale (1933-2013). Consultez ce lien de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec).

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2163581

 

 

 

MESSE EN HOMMAGE À ÉMILIE GAMELIN ET AUX PATRIOTES DE 1837-1838

(La bataille de Saint-Eustache. Encre et aquarelle sur papier. Lord Charles Beauclerk)

(L’exécution par pendaison de patriotes à proximité de la prison de Montréal située au Pied-du-Courant. Dessin de Henri Julien,)

La sculpture en bronze personnifiant la bienheureuse Émilie Gamelin. Métro Berri-UQÀM. Oeuvre de Raoul Hunter))

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Il y a dans la vie d’un peuple comme le nôtre, des épisodes tumultueux, qui pour un certain nombre, sont vécus comme un bouton d’acné qui crée un malaise que l’on tente maladroitement de camoufler. Les Troubles de 1837-1838 ainsi que les événements d’Octobre ’70 en sont.

Le malheur des peuples dans la transmission de l’histoire c’est de souvent se relayer, de génération en génération, que les lieux communs éculés, répétés ad nauseam comme des mantras grossis, et amplifiés de faussetés voire même de raccourcis qui nous éloignent non seulement de ce qui s’est réellement passé mais nous fait passer à côté du pourquoi d’un tel événement et d’un tel dénouement sanglant.

Un inventaire de l’historiographie portant sur les Troubles de 1837-1838 nous convie plutôt à porter un jugement empreint de nuance. Il arrive que l’on expédie rondement et de manière superficielle le rôle et les diverses actions des protagonistes en cause. Ainsi en est-il, particulièrement, du rôle de l’Église catholique du Québec que l’on expédie souvent en quelques phrases.

Loin de nous l’idée de réécrire l’histoire afin de maquiller les faits et les prises de position connues et documentées de l’épiscopat québécois. À l’époque, faut-il le rappeler, nous sommes loin d’une Église triomphante, cléricale et ultramontaine qui a pu émerger seulement à partir des années 1860. Cet épiscopat du temps des Troubles, est alors fragile et insécure, et en tant qu’autorité constituée du peuple canadien-français, fut pris en tenaille entre le respect de ce que l’on nomme l’autorité civile légitime et le peuple dont il se sentait viscéralement responsable.

À travers différents mandements et lettres, l’épiscopat du Bas-Canada a ordonné au respect de l’ordre établi et à l’obéissance, doublé surtout de la condamnation du recours à la violence et aux armes. l’Église catholique se méfiait de la faction plus radical du mouvement patriote « contaminé », si l’on peut dire, par les idées révolutionnaires européennes. Le spectre de la révolution américaine de 1776 et surtout celui de la révolution française de 1789 hantaient les esprits ecclésiaux.

Si sur les principes, l’épiscopat fut intransigeant, il n’en demeure pas moins que sur le terrain, beaucoup de curés de paroisse ont été près de leur communauté. À Montréal même, Mgr Lartigue dont les cousins étaient au coeur des événements, on pense ici à Louis-Joseph Papineau, à Denis-Benjamin Viger, ne pouvait s’empêcher une certaine empathie familiale pour les patriotes. Mgr Bourget, alors co-adjuteur, fut mandaté pour aller apporter réconfort et nourriture aux prisonniers. Il en était de même d’Émilie Tavernier Gamelin, mieux connue sous le nom de mère Gamelin, fondatrice des soeurs de la Providence, qui s’est dévouée auprès des prisonniers politiques et de leur famille respective.

Et voilà qu’en ce dimanche 19 février 2017, la paroisse Saint-Pierre-Claver de Montréal en collaboration avec la Société Saint-Jean-Baptiste-de Montréal nous convie à participer à une messe en hommage à Émilie Gamelin et aux Patriotes pendus entre 1838 et 1839 suite à l’insurrection et aux événements des années 1837-1838.

À première vue et au regard de l’histoire, il peut paraître un peu contre-nature que la communauté catholique s’associe aux insurgés et aux rebelles de 1837-1838 pour leur rendre hommage alors qu’ils ont subi les foudres de l’épiscopat canadien-français de l’époque. Mais cela relève du regard superficiel sur notre histoire.

Le travail du temps et de la réflexion humaine qui en résulte, permet, à tout un chacun, de faire la part des choses et par le fait même de séparer et de distinguer l’essentiel de l’accessoire. Ainsi, en 1987, soit cent cinquante ans après les événements, l’archevêque du diocèse de Sherbrooke, Mgr Jean-Marie Fortier, en tant que président de l’Assemblée des évêques du Québec, et au nom de l’Église, lève les sanctions imposées aux patriotes de 1837-1838. Dans la même optique, Mgr Charles Valois, évêque du diocèse de St-Jérôme réhabilite le docteur Chénier mort par balle en inhumant ses restes (des cendres dans une urne) au cimetière catholique de Saint-Eustache.

L’échec de l’Insurrection de 1837-1838 mais surtout la répression sanglante et la mise en feu de plusieurs villages (maisons, étables, églises) gracieuseté du général Colborne, futur gouverneur, d’où lui origine le surnom du Vieux brûleur ou du Vieux brûlot a pu mettre à mal le moral d’un peuple annexé politiquement à une autre majorité.

Qu’a cela ne tienne, nous avons pu surmonter l’amertume et le désarroi momentané. Pour tout dire, ni la Conquête, ni la répression sanglante et fumante des événements de 1837-1838, ni les crises de conscription de 1917 et de 39-45, ni les défaites référendaires de 1980 et de 1995 ne peuvent venir à bout d’un peuple qui désormais, au grand dam de John George Lambton, mieux connu sous le nom de Lord Durham, possède une histoire et une littérature… mais aussi une culture, une économie et un Québec inc.

 

LE SITE WEB DU 375è DU DIOCÈSE DE MONTRÉAL

(La Cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal)

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L’Info-lettre du diocèse de Montréal du 11 janvier dernier nous apprend la mise en ligne de son site web du 375è de la fondation de Montréal. Enfin! Si l’on peut nous permettre notre petite impatience. Il était plus que temps. Mais encore mieux, nous n’en sommes point déçu au contraire.

Pour emprunter au langage hypersophistiqué et moderne, on peut dire que la présentation graphique est bien léchée. Une belle photographie prise à vol d’oiseau de notre montagne montrant la croix surplombant la forêt de notre colline montréalaise puis à l’horizon le centre-ville du Montréal contemporain. Photo complétée par l’apposition d’un logo dans les teintes de vert-turquoise-bleu présentant les trois chiffres (375) avec au-dessus une ligne d’un quart de cercle en bombance représentant le dos de la montagne avec la croix dessus. Du bel ouvrage.

Avec un intitulé qui se lit comme suit « 375 ans de présence catholique dans la vie montréalaise » la page d’accueil nous présente les différentes rubriques qui sont bien repérables et bien identifiées. Le parcours se fait bien et l’ensemble est intéressant. On navigue entre des pages portant sur l’histoire de Montréal et de l’histoire de l’Église catholique à Montréal. Dans une des rubriques, on nous invite à un parcours de cinq lieux servant de pèlerinage en plein coeur du Vieux-Montréal et se terminant à la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde.

C’est, bien sûr, un site qui va s’étoffer au fur et à mesure de l’année 2017. Mais déjà, l’on peut avoir accès à une panoplie d’informations factuelles et historiques qui permettent de se faire une tête sur les origines de Montréal et qui ouvrent des chantiers de recherche et de réflexion sur l’histoire de l’Amérique française.

En somme, en date de la mi-janvier 2017, il existe, à notre humble connaissance, trois sites web portant sur la commémoration et la diffusion de l’histoire des origines de notre ville dans le cadre du 375è. Il y a d’abord Rêver Montréal animé par un « conglomérat » regroupant le Centre Le Pèlerin, la Congrégation de Notre-Dame, les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph et les Soeurs Grises. Il y a désormais le site web du diocèse de Montréal, et enfin, il y a nous, VILLE-MARIE EXPRESS, qui depuis le 22 mars 2015 met en récit à sa manière en prenant appui sur une bonne charge de lectures et de recherche l’histoire non seulement des origines de Montréal mais aussi du Montréal contemporain et moderne.

Nous aimons rappeler, à l’occasion, et cela en toute fausse humilité bien assumée, que VILLE-MARIE EXPRESS aime se gausser que son lectorat ait pied à terre à La Flèche (Jérôme Le Royer), Neuville-sur-Vanne (Maisonneuve), à Langres (Jeanne Mance), à Troyes (Marguerite Bourgeoys) plus récemment à Hiers-Brouage (Champlain). C’est pourquoi dans un souci de multiplier les sources et les rivières et non de les tarir, nous allons comme à notre habitude afficher les liens ci-dessous pour la plus grande diffusion possible de la connaissance de notre histoire.

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LIENS UTILES

http://www.diocesemontreal.org/blog/375vm/

http://revermontreal.com/

 

 

 

 

UN OFF 375è

 

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(Lancement et dévoilement des activités du Regroupement des 15. Photo: Jacques Nadeau/LE DEVOIR)

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En dépit du fait que le projet n’ait pas sembler rencontrer les critères d’acceptabilité de la Société du 375è, le Regroupement des Musée d’histoire de Montréal persiste et signe en offrant aux Montréalais ainsi qu’aux touristes, l’équivalent de 16 nouvelles expositions temporaires et plus de 30 événements tout au long de l’An de grâce 2017.

Bien que quelques musées du Regroupement ait pu bénéficier d’un soutien financier de la part de la Société du 375è pour un projet particulier, il n’en demeure pas moins que le grand projet piloté par ce collectif muséal ne méritait aucun apport financier de la part de la Société du 375è de Juste pour célébrer et de Juste pour rire.

Ayant nommé l’animateur et comédien Marc-André Coillier comme ambassadeur des musées d’histoire de Montréal, le Regroupement des 15 se proposent d’en mettre plein la vue et plein la ville aux amateurs d’histoire, d’archéologie et d’ethnologie.

Leur programmation respective et leur événements particuliers seront publicisés au moment opportun via une page Facebook déjà accessible. Comme à son habitude VILLE-MARIE EXPRESS met à la disposition de ses lecteurs et lectrices le ou les sites ainsi que les articles en lien avec notre propos.

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http://www.musees-histoire-montreal.ca/fr/home

https://www.facebook.com/off375

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/487018/un-off-375-pour-parler-d-histoire

 

375è/11DÉCEMBRE 2016/MONTRÉAL S’ALLUME

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(LA BIOSPHÈRE DE L’ÎLE SAINTE-HÉLÈNE ILLUMINÉE MANIÈRE « LA DAME EN BLEU ». PHOTO: 4U2C)

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(LA  BIOSPHÈRE DE L’ÎLE SAINTE-HÉLÈNE S’ALLUME LE 20/05/1976. PHOTO: ARCHIVES DE MONTRÉAL)

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(Éclairage du Flanc est du Mont-Royal. Face au parc Jeanne-Mance. Photo: Marc Séguin et 4U2C))

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(NOUVEL ÉCLAIRAGE DE L’ÉCHINE DE LA TOUR DU STADE OLYMPIQUE EN DATE DE 2014. UNE NOUVELLE MOUTURE EST PRÉVUE DANS LE CADRE DU 375è. PHOTO: SALLE DE PRESSE DU PARC OLYMPIQUE)

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(UN DES MULTIPLES JEUX D’ÉCLAIRAGE DU PONT JACQUES-CARTIER. PHOTO: MOMENT FACTORY/375 MTL)

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BONNE LANCÉE 375è. POUR UN MONTRÉAL ALLUMÉ ET ILLUMINÉ

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Alors. Ça y est. C’est commencé. En guise d’inauguration, afin de faire savoir aux Montréalais et aux Montréalaises que 2017 c’est 375 ans après l’arrivée de Jeanne Mance, de Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, du père Vimont, pour ne nommer que ceux-là pour le moment, que les différents réseaux de télé autant francophones qu’anglophones s’offrent un spectacle d’ouverture des festivités du 375è de MonTréaL.

Il faudra s’y faire et faire contre mauvaise fortune bon coeur, mais le 375è de Montréal ce sera d’abord un ouragan de spectacles, et pourquoi pas ! Une fête c’est une fête, qu’on le veuille ou non, ce n’est pas le moment d’être pisse-vinaigre. Il y en aura pour tous avec du bon et du moins bon.

Et par delà toutes les gesticulations de nos artistes préférés et parfois honnis, l’oeil attentif et l’oreille alerte sauront trouver les expositions, les concerts, les lieux de mémoire et d’histoire pour nourrir le 375è de la fondation de Montréal. Et nos lecteurs et lectrices pourront compter sur VILLE-MARIE EXPRESS pour les mettre au parfum du Montréal d’antan et d’aujourd’hui. (À SUIVRE).

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ENTREVUE AVEC L’ARTISTE MARC SÉGUIN À PROPOS DE SON OEUVRE LUMINEUSE SUR LE FLANC EST DU MONT-ROYAL. ÉMISSION: RDI MATIN WEEK-END. SUR ICI RDI.

http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7647256/aurores-boreales-a-montreal

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ENTREVUE AVEC SERGE POSTIGO, COMMISSAIRE-ADJOINT DE MONTRÉAL 375È. ÉMISSION: RDI MATIN WEEK-END.

http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7647257/montreal-sallume-ce-soir

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ÉDITORIAL: NINCHERI ET MARIE-VICTORIN PASSENT À LA TRAPPE

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(Vue d’ensemble de la voûte avec la fresque de Guido Nincheri. Église de la Madonna della Difesa)

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(Plan rapproché de la fresque avec le personnage du duce Benito Mussolini)

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(Voie d’accueil du Jardin Botanique de Montréal/Marie-Victorin. Photo: Espace pour la Vie)

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(Les bouquets floraux du Jardin botanique de Montréal/Marie-Victorin dans  leur splendeur estivale)

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ICI RADIO-CANADA nous apprend, ou plutôt nous rappelle que l’appellation des parcs Guido-Nincheri et Marie-Victorin passeront à la trappe afin de devenir à eux deux, le Parc-de-la-ville-de-Québec.

En effet, dans le cadre des festivités du 375è de Montréal, la ville de Québec par l’amabilité de son maire Régis Labeaume, fera don à la ville de Montréal d’une oeuvre artistique au montant de 200 000$. Cette oeuvre déployée en quatre colonnes, chacune ornée d’un athlète portant un dossard sur lequel on pourra voir un animal et une date importante de l’histoire de Montréal.

Le hic, c’est que cette oeuvre sera placée, suite à un réaménagement, dans un nouvel espace vert qui englobera les parcs Marie-Victorin et Guido-Nincheri. Ironie de l’histoire ce même parc Guido-Nincheri fait partie des legs du 350è de Montréal de 1992. Doit-on conclure que le 375è défait le 350è?

Il est maintenant de notoriété publique que l’administration Coderre, pour ne pas dire le maire Coderre n’a pas beaucoup de sensibilité pour l’histoire, l’art et la culture en général. On l’a constaté, tout récemment, dans le dossier de la croix inclinée de l’artiste Pierre Ayot (http://ville-marie-express.quebec/index.php/2016/09/24/polemique-autour-dune-replique-de-la-croix-du-mont-royal/. Mais, comment peut-on, en un tourne-main, faire disparaître les noms de deux illustres montréalais que sont, dans un premier temps, le fondateur du Jardin botanique de Montréal, Marie Victorin dont on réclame depuis longtemps dans ces pages l’ajout du nom à celui du Jardin* et dans un second temps de celui qui a gratifié environ 200 églises d’Amérique du Nord de quelques 5000 vitraux à savoir l’artiste Guido Nincheri. Sans oublier, sa renommée fresque qui tapisse le plafond de l’église de la Madonna della Difesa (Notre-Dame-de-la-Défense) aux angles des rues Dante et Henri-Julien dans la Petite-Italie.

Non mais n’est-il pas bizarre que depuis le début des préparatifs vers le 375è, les Montréalais doivent monter aux barricades médiatiques afin de faire valoir le respect de la toponymie montréalaise. En effet, quand ce n’est pas pour garder l’appellation de Champlain pour le nouveau pont qui reliera Montréal et sa rive sud, c’est maintenant les appellations de Guido Nincheri et du frère Marie-Victorin qu’il nous faut sauver.

Mais ce qui est amèrement amusant de constater, c’est que pendant que que le maire Coderre déroule le tapis vert au maire de Québec par le fait de se voir offrir une oeuvre d’art pour Montréal dans le cadre de son 375è, le maire Labeaume qui attend, d’un jour à l’autre, non seulement le retour des Nordiques, mais surtout, la promulgation de la loi sur le statut de Capitale nationale, n’en finit plus de laisser entendre que lorsque la loi 109 sera adoptée, il verra à faire savoir à qui de droit son désagrément, chaque fois qu’un dignitaire étranger pourrait passer par Montréal avant ou au lieu de Québec, la Capitale. À prévoir sous peu, un guéguerre entre la Capitale et la Métropole avant celle tant attendue entre les Nordiques et le CH.

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*  Nous avons fait dans ces pages le souhait que le conseiller municipal du district de Marie-Victorin, M. Guillaume Lavoie soit porteur, dans le cadre du 375è, du projet d’ajouter le nom de Marie-Victorin au nom officiel du Jardin botanique de Montréal. Ce qui donnerait Jardin botanique de Montréal/Marie-Victorin. (http://ville-marie-express.quebec/index.php/2016/09/01/editorial-375e-de-montreal-de-lhistoire-il-y-en-aura/).

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002451/parc-renommer-guido-nincheri-artiste-ville-de-quebec

LA CROIX INCLINÉE (SUPPLÉMENT VIDÉO)

En complément à l’article portant sur l’oeuvre de l’artiste Pierre Ayot (1943-1995), nous avons déniché cette vidéo sur le montage de l’exposition de la croix inclinée. À souligner, cette phrase particulièrement percutante du commissaire Nicolas Mavrikakis: «  Une oeuvre culturelle ce n’est pas de la décoration  » .

En allant dans la section « En complément », en cliquant sur le dernier lien en date La fabrique culturelle de Télé-Québec, vous pourrez voir la vidéo.

http://ville-marie-express.quebec/index.php/2016/09/24/polemique-autour-dune-replique-de-la-croix-du-mont-royal/