JEANNE MANCE (1606-1673)

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(Image classique de Jeanne Mance. Bibliothèque et Archives nationales du Québec/52327/1956775)

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(Signature de Jeanne Mance. Archives de Montréal)

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(La Pointe-à-Callière avec emplacement du premier Hôtel-Dieu. Archives de Montréal)

141023_vg4ar_cptt-hugo-lavoie_sn635 Maison de Jeanne Mance

(La maison familiale de Jeanne Mance aujourd’hui. 11 rue Barbier d’Aucourt (Langres). Anciennement rue de l’Homme Sauvage. Source: ICI Radio-Canada Première. Hugo Lavoie, émission C’EST PAS TROP TÔT, 23 octobre 2014)

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Jeanne Mance nous est connue d’abord comme fondatrice et administratrice du premier hôpital de Montréal à savoir l’Hôtel-Dieu (1645) puis depuis quelques années comme co-fondatrice de Montréal avec Maisonneuve. Jeanne Mance est née à Langres (France) le 12 novembre 1606 et meurt à Montréal le 18 juin 1673 à l’âge de 66 ans. Puisqu’elle faisait partie de la première recrue de colons de 1642, c’est pendant trente et un de sa vie qu’elle fut administratrice de l’Hôtel-Dieu. C’est sous le patronage et le soutien financier d’une riche veuve ayant gardée l’anonymat à l’époque mais connue plus tard comme étant Mme De Bullion que Jeanne Mance a reçu le « mandat » de faire bâtir un Hôtel-Dieu dans la nouvelle colonie. L’on convient tout de suite, qu’un tel bâtiment qui permettra de soigner, guérir et soulager non seulement les colons mais aussi les Amérindiens du territoire est indispensable. La fondation d’une colonie et sa pérennité et particulièrement d’un Hôtel-Dieu a nécessité des allers-retours récurrents pour Jeanne Mance et Maisonneuve. En effet, l’infirmière-administratrice a dû faire la navette à trois reprises entre Ville-Marie et Paris (1649-1650; 1658-1659; 1662-1664). Considérant la pénibilité des conditions de voyage cela mérite respect. Mlle Mance meurt, comme on disait à l’époque, en odeur de sainteté le 18 juin 1673.

Il importe de signaler que sa cause de béatification a été introduite, il y a déjà très longtemps soit en 1959 dans l’Archidiocèse de Montréal et que tout récemment soit le 7 novembre 2014, l’actuel pape François a donné l’autorisation à la Congrégation pour la cause des saints de promulguer le décret de reconnaissance des vertus héroïques de Jeanne Mance afin qu’elle soit reconnue vénérable, première des trois étapes menant à la canonisation.

Au plan civil, la fondatrice de l’Hôtel-Dieu est désormais reconnue officiellement par la Ville de Montréal comme co-fondatrice à l’instar et à l’égal de Maisonneuve (17 mai 2012).

Précédemment, elle fut désignée personnage historique national le 15 juillet 1998 par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Puis encore plus récemment soit le 17 mai 2013 elle fut reconnue personnage historique par le Ministère de la Culture et des Communications du Québec.

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BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE RECOMMANDÉE

DAVELUY, Marie-Claire, Jeanne Mance, Fides, Montréal, 1962.

DEROY-PINEAU, Françoise, Jeanne Mance, de Langres à Montréal, la passion de soigner, Bellarmin, Montréal, 1995.

DOLLIER, DE CASSON, Histoire de Montréal, Eusèbe Sénécal, Montréal,1871.

FAILLON, Michel, Vie de Mademoiselle Mance et histoire de l’Hôtel-Dieu de Ville-Marie en Canada, Paris, 1854.

 

LIENS UTILES:

http://museedeshospitalieres.qc.ca/accueil/

http://www.jeanne-mance.fr/

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