SOEUR MONIQUE TREMBLAY, C.N.D., L’AU REVOIR DE LA RÉDACTION DE VMEx

 

(Monique Tremblay, c.n.d., photo tirée de la vidéo d’une conférence sur Jeanne Le Ber. 4 octobre 2015 à la Maison Notre-Dame, Longueuil.)

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Il n’est pas dans les habitudes de VILLE-MARIE EXPRESS de faire dans la nécrologie, mais quand il est question du départ d’une personne que nous affectionnions, on ne peut faire autrement.

En effet, dans la nuit du 24 au 25 juin 2017, soeur Monique Tremblay, c.n.d., nous a quittés pour voir en face celui qu’elle avait tant aimé en espérance. Elle nous quitte au moment de la Fête de la nativité de Jean, le baptiste, elle qui à sa manière à tenter de préparer les chemins du Seigneur, ici et maintenant dans cette ville née d’un projet mystique et missionnaire.

Parmi ses nombreuses tâches et affectations, l’on sait qu’elle était depuis au moins 2003, la coordonnatrice de la pastorale de la basilique Notre-Dame de Montréal et que c’est à ce titre qu’elle pilotait à tous les ans avec la Société historique de Montréal, la messe solennelle de Montréal suivant la tradition établie par Victor Morin en 1917 et dont on vient tout juste de fêter le 100è anniversaire (1917-2017) lors de la célébration du 17 mai dernier.

Malheureusement, cette année, elle n’a pu tenir la route longtemps auprès du comité organisateur car la maladie qui l’affligeait depuis plusieurs mois l’a mise hors-combat dans le courant de l’hiver.

Pour nous, elle était aussi, la personne-ressource qui fut nommée postulatrice diocésaine de la cause de Jeanne Le Ber (1662-1714) auprès de la Curie romaine. On sait combien il peut être très difficile d’établir un dossier pertinent pouvant mener à la reconnaissance d’un degré quelconque de sainteté que ce soit la vénérabilité, la béatification ou la sainteté même. Mais il n’y avait rien à l’épreuve de soeur Monique.

On dit de soeur Monique Tremblay qu’elle avait une formation de musicienne ainsi qu’une connaissance intime de notre patrimoine religieux et architectural, particulièrement, celui du Vieux-Montréal dont elle se plaisait les dimanches après-midi, entre autre jour, à faire connaître aux touristes, aux pèlerins voire même aux badauds. Elle pouvait d’un parcours du doigt nous montrer où se situait originellement, la maison des LeBer-LeMoyne, le premier Hôtel-Dieu de Montréal et le reste…

Quant à nous, notre plus récent et notre plus beau souvenir que nous gardons de soeur Monique et nous l’avions raconté récemment dans l’article de la Messe centenaire (édition 2017) commémorant la fondation de Montréal c’était justement après la célébration de l’édition 2016 de cette messe.

C’était un beau dimanche après-midi sur la place d’Armes face à notre belle basilique Notre-Dame, on causait, soeur Monique et moi, de l’édition 2017 qui serait la messe du 375è de la fondation de Montréal et simultanément celle du 100è de sa célébration solennelle en cette même église organisée par la Société historique de Montréal. Tout en ayant hâte à ce moment particulier, nous nous désolions un peu du fait que par souci historique le protocole de la Ville de Montréal dans le cadre du 375è anniversaire exigeait que la célébration ait lieu le 17 mai 2017 (un mercredi) au lieu comme le voulait la tradition le dimanche le plus près du 17 mai. M’enfin.

Et pendant que soeur Monique et moi parlions de ceci et de cela, une troisième personne se joignit à nous subrepticement, c’était notre cher maire Monsieur Coderre. Vous imaginez le trio que nous formions, la spécialiste du Vieux-Montréal, le maire de Montréal et le rédacteur de VILLE-MARIE EXPRESS.

Au moins deux communautés religieuses seront touchées par ce départ. Bien sûr, les consoeurs de soeur Monique de la communauté de Notre-Dame mais aussi les Recluses missionnaires (communauté religieuse inspirées par la recluse Jeanne Le Ber) qui se témoignaient de l’amitié réciproquement. Nous pensons aussi à toute l’équipe de pastorale de la basilique Notre-Dame et aux paroissiens de la première paroisse de Montréal.

Quant à nous, nous voulons saluer une femme généreuse, d’une détermination enveloppée d’une grande douceur et qui désormais peut conférer avec ses amies de toujours, Marguerite Bourgeoys et Jeanne Le Ber.

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2 réflexions au sujet de « SOEUR MONIQUE TREMBLAY, C.N.D., L’AU REVOIR DE LA RÉDACTION DE VMEx »

  1. Chère Monique, l’indicible aura donc eu raison de ta détermination bienheureuse, alimentée au filon de ta foi prégnante: comme femme engagée, comme religieuse, comme musicienne; le tout combiné à de multiples talents.

    Nous nous connaissons depuis 1970: tu étais à REGINA ASUMPTA; et assurait l’accompagnement de la rencontre dominicale, à la paroisse Saint Charles Garnier, là où le soir s’éteint le plus tard, en ville, en soirée.
    J’étais stagiaire: en ta compagnie, je vis mes premiers pas en animation pastorale, terrain sur lequel j’ai pu fonder les aléas et les exigences de la fidélité: à son Dieu, d’abord. Car l’histoire, l’adage est connu: allez donc plaire à Dieu et à son Père. En toute gratitude et reconnaissance profonde.

    Toutefois, j’ai l’assurance intime que tu auras su relever le défi trinitaire et que c’est la dignité céleste que tu seras accueillie, avec ferveur, en la Sainte Demeure, où nous aspirons tous nous retrouver. Je vais tenter d’aviser Jean Bouthillier, ptre retraité, ainsi que son vicaire d’alors, l’abbé Jean-Claude Girard, qui fut curé à son tour. Nous étions présents, près de toi, lorsque ton père s’est envolé, et notre pensée affectueuse, sincère, priante, t’accompagnera, assurément, jusqu’au Paradis promis, de toute éternité, À demain, chère Monique; et bonne route

  2. Le souvenir que je garde de Monique date de mes noces d’or. C’est elle qui nous conduisait «sur les pas de Marguerite Bourgeoys«.. C’était magnifique de l’entendre, émerveillée elle-même en nous remémorant le passé de nos devancières. Merci, Monique.

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