L’ACTION NATIONALE (1917-2017): LA REVUE CENTENAIRE

(Page de couverture de l’édition du Centenaire.Oeuvre du centenaire. Reproduction sur papier coton MUSEO MAX. Signée et numérotée par Armand Vaillancourt. 2017)

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Le XXè siècle avait à peine dix-sept ans lorsque la revue l’Action française, c’était son premier nom, est née. De sept ans la cadette du Devoir de Henri Bourassa dont elle est, à l’époque (1917-1928), un certain prolongement avant que son illustre fondateur ne se perde dans une mystique suspecte qui lui fit renier son combat national d’antan.Elle naît dans un monde en pleine guerre et en pleine crise de conscription qui déchire le pays canadien dans son lien colonial avec le grand Empire britannique sur lequel le soleil ne se couchait jamais.

Elle deviendra en 1928 pour un très court laps de temps l’Action canadienne-française afin de se démarquer et de se distinguer d’une revue française qui portait le même nom et qui fut l’objet d’une condamnation formelle de la part de l’Église catholique sous la gouverne de Pie XI. Puis, pour différentes raisons, elle s’éclipsera pour quelque temps. Pour finalement, reprendre sans interruption sa parution en 1933, sous le nom officiel et définitif de l’Action nationale.

Elle fut de tous les débats et de tous les combats du Canada français et du « petit peuple » canadien-français pour finalement, dans la foulée des années soixantes et en conséquence des États généraux du Canada français (1966-1969) épouser le destin du peuple québécois au grand dam des minorités canadiennes-françaises hormis l’Acadie. Et cent ans plus tard, elle est encore de tous les débats et de tous les combats. Elle a mis au monde, en verbe et en action, le nationalisme canadien-français et le nationalisme québécois. Elle s’est donnée comme cheval de bataille de pourfendre notre impuissance politique et économique congénitale.

Et quoi que l’on en pense, elle a voulu, et ce dès le début, nous sortir de l’idéologie de la survivance et de l’agriculturisme. Elle a voulu nous sortir de notre infériorité économique. Mais pour atteindre tout cela, il fallait d’abord inexorablement une grande réforme de l’éducation qui de l’enfance à l’université saurait nous outiller pour la vie moderne sans pour autant renier d’où nous venions. Pour tout cela, nous lui sommes largement redevable.

Au fil des ans et des décennies mais surtout de l’actualité économique, politique et culturelle qui sollicite et interpelle ses directeurs et ses différents collaborateurs, l’Action nationale, nous somme de se penser et de se saisir comme un peuple et comme une totalité avec un passé, un présent et surtout un avenir…un avenir national libre et émancipée de toute tutelle.

Et pourtant, hélas, elle reste méconnue d’une bonne partie de notre peuple. Nous disions plus haut qu’elle fut de tous les débats et de tous les combats: sur la langue, sur l’instruction publique et sa réforme, sur notre infériorité économique, sur notre littérature nationale dites régionaliste à l’époque, sur le rôle de l’État québécois comme fiduciaire du peuple canadien-français, sur nos rapports avec le Canada anglais, sur les crises constitutionnelles, sur les relations internationales. Elle était au rendez-vous de toutes ces questions dès 1917 et elle y est toujours.

Edouard Montpetit y signa le premier éditorial en janvier 1917. Au fil des décennies, elle a ouvert ses pages aux plumes les plus nobles et parfois les plus incisives de son époque: Esdras Minville, Joseph-Papin Archambault, Omer Héroux, George Pelletier, Philippe Perrier, Olivier Maurault, les Laurendeau, père et fils (Arthur et André), Richard Arès, François-Albert Angers, Pierre Laporte, Jean-Marc Léger, Jean Genest, Rosaire Morin et Robert Laplante, son directeur actuel, pour ne nommer que les plus connus.

Et non, nous ne l’avons pas oublié, celui qui en fut son directeur pendant près de dix ans (1920-1928) pour ensuite en être un collaborateur régulier. Celui qui en fut l’âme incandescente. Celui qui lui a donné ses lettres de noblesse, l’abbé Lionel Groulx (1878-1967).

Sous sa gouverne et sous sa plume, il convia le peuple canadien-français a sortir de sa torpeur. Pour le chanoine, il fallait surmonter les affres de la Conquête britannique dont on se plaisait à dire les bienfaits, en faire de même de l’échec des Troubles de 1837-1838 et de sa terrible répression. Finalement, ne pas se laisser subjuguer par le mirage du suppposé pacte confédératif de 1867 dans lequel l’un des peuples fondateurs est plus égal que l’autre.

Elle a mobilisé ses artisans vers l’action. Feu! la rhétorique creuse et vaseuse qui conduisent  sur des chemins qui ne mènent nulle part. L’Action nationale met au monde le nationalisme canadien-français. Elle lui donne un langage et un relief qui rejoindront la jeunesse des décennies vingt, trente puis connaîtra un certain recul d’audience pour ne pas dire un certain déclin à partir de la fin de la seconde guerre.

À travers les débats et les combats, pendant plus de trente ans, la revue a déblayé le terrain et a fait le lit de la Révolution tranquille. Tout ce que les deux mandats des gouvernements libéraux de Jean Lesage ont accompli de 1960 à 1966 était en germe dans les écrits de la revue. Même le slogan Maîtres chez nous de la campagne de 1962, lui fut subtilisé par les libéraux de l’Équipe du tonnerre!

L’Action nationale est née à une époque où la foi et la langue faisaient bon ménage et dormaient dans le même lit dans une chaste intimité. Et ce peuple canadien-français devait défendre et protéger l’une et l’autre. Car c’est par l’une et l’autre qu’il y devait sa survivance mais aussi son espérance. Mais, autre temps, autre moeurs, a-t-on l’habitude de dire. Aujourd’hui, pour beaucoup d’entre-nous la foi catholique, la langue et la culture font chambre à part. Reste un minimum de valeurs convergentes et un patrimoine religieux.

Pourtant, à ses débuts et dans les décennies précédant la Révolution tranquille, on y trouve les plumes du père Papin Archambault, s.j., d’Olivier Maurault, p.s.s., puis du père Richard Arès, s.j. S’en fait-il encore des gens de cette trempe, capable d’articuler une pensée et une réflexion engagée dans le réel de notre situation nationale, sociale et spirituelle?

Qu’a cela ne tienne, l’Action nationale a 100 ans et cela doit être un motif de fierté nationale. Merci à tout ceux et celles qui l’ont porté à bout de bras et lui a donné ses lettres ne noblesse.

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LIENS UTILES

Pour avoir accès au site de la revue l’Action nationale

http://www.action-nationale.qc.ca/

(Pour avoir accès à la revue l’Action française (1917-1927). Consultez ce lien de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec).

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2223197

(Pour avoir accès à la revue l’Action nationale (1933-2013). Consultez ce lien de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec).

http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/2163581

 

 

 

MESSE EN HOMMAGE À ÉMILIE GAMELIN ET AUX PATRIOTES DE 1837-1838

(La bataille de Saint-Eustache. Encre et aquarelle sur papier. Lord Charles Beauclerk)

(L’exécution par pendaison de patriotes à proximité de la prison de Montréal située au Pied-du-Courant. Dessin de Henri Julien,)

La sculpture en bronze personnifiant la bienheureuse Émilie Gamelin. Métro Berri-UQÀM. Oeuvre de Raoul Hunter))

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Il y a dans la vie d’un peuple comme le nôtre, des épisodes tumultueux, qui pour un certain nombre, sont vécus comme un bouton d’acné qui crée un malaise que l’on tente maladroitement de camoufler. Les Troubles de 1837-1838 ainsi que les événements d’Octobre ’70 en sont.

Le malheur des peuples dans la transmission de l’histoire c’est de souvent se relayer, de génération en génération, que les lieux communs éculés, répétés ad nauseam comme des mantras grossis, et amplifiés de faussetés voire même de raccourcis qui nous éloignent non seulement de ce qui s’est réellement passé mais nous fait passer à côté du pourquoi d’un tel événement et d’un tel dénouement sanglant.

Un inventaire de l’historiographie portant sur les Troubles de 1837-1838 nous convie plutôt à porter un jugement empreint de nuance. Il arrive que l’on expédie rondement et de manière superficielle le rôle et les diverses actions des protagonistes en cause. Ainsi en est-il, particulièrement, du rôle de l’Église catholique du Québec que l’on expédie souvent en quelques phrases.

Loin de nous l’idée de réécrire l’histoire afin de maquiller les faits et les prises de position connues et documentées de l’épiscopat québécois. À l’époque, faut-il le rappeler, nous sommes loin d’une Église triomphante, cléricale et ultramontaine qui a pu émerger seulement à partir des années 1860. Cet épiscopat du temps des Troubles, est alors fragile et insécure, et en tant qu’autorité constituée du peuple canadien-français, fut pris en tenaille entre le respect de ce que l’on nomme l’autorité civile légitime et le peuple dont il se sentait viscéralement responsable.

À travers différents mandements et lettres, l’épiscopat du Bas-Canada a ordonné au respect de l’ordre établi et à l’obéissance, doublé surtout de la condamnation du recours à la violence et aux armes. l’Église catholique se méfiait de la faction plus radical du mouvement patriote « contaminé », si l’on peut dire, par les idées révolutionnaires européennes. Le spectre de la révolution américaine de 1776 et surtout celui de la révolution française de 1789 hantaient les esprits ecclésiaux.

Si sur les principes, l’épiscopat fut intransigeant, il n’en demeure pas moins que sur le terrain, beaucoup de curés de paroisse ont été près de leur communauté. À Montréal même, Mgr Lartigue dont les cousins étaient au coeur des événements, on pense ici à Louis-Joseph Papineau, à Denis-Benjamin Viger, ne pouvait s’empêcher une certaine empathie familiale pour les patriotes. Mgr Bourget, alors co-adjuteur, fut mandaté pour aller apporter réconfort et nourriture aux prisonniers. Il en était de même d’Émilie Tavernier Gamelin, mieux connue sous le nom de mère Gamelin, fondatrice des soeurs de la Providence, qui s’est dévouée auprès des prisonniers politiques et de leur famille respective.

Et voilà qu’en ce dimanche 19 février 2017, la paroisse Saint-Pierre-Claver de Montréal en collaboration avec la Société Saint-Jean-Baptiste-de Montréal nous convie à participer à une messe en hommage à Émilie Gamelin et aux Patriotes pendus entre 1838 et 1839 suite à l’insurrection et aux événements des années 1837-1838.

À première vue et au regard de l’histoire, il peut paraître un peu contre-nature que la communauté catholique s’associe aux insurgés et aux rebelles de 1837-1838 pour leur rendre hommage alors qu’ils ont subi les foudres de l’épiscopat canadien-français de l’époque. Mais cela relève du regard superficiel sur notre histoire.

Le travail du temps et de la réflexion humaine qui en résulte, permet, à tout un chacun, de faire la part des choses et par le fait même de séparer et de distinguer l’essentiel de l’accessoire. Ainsi, en 1987, soit cent cinquante ans après les événements, l’archevêque du diocèse de Sherbrooke, Mgr Jean-Marie Fortier, en tant que président de l’Assemblée des évêques du Québec, et au nom de l’Église, lève les sanctions imposées aux patriotes de 1837-1838. Dans la même optique, Mgr Charles Valois, évêque du diocèse de St-Jérôme réhabilite le docteur Chénier mort par balle en inhumant ses restes (des cendres dans une urne) au cimetière catholique de Saint-Eustache.

L’échec de l’Insurrection de 1837-1838 mais surtout la répression sanglante et la mise en feu de plusieurs villages (maisons, étables, églises) gracieuseté du général Colborne, futur gouverneur, d’où lui origine le surnom du Vieux brûleur ou du Vieux brûlot a pu mettre à mal le moral d’un peuple annexé politiquement à une autre majorité.

Qu’a cela ne tienne, nous avons pu surmonter l’amertume et le désarroi momentané. Pour tout dire, ni la Conquête, ni la répression sanglante et fumante des événements de 1837-1838, ni les crises de conscription de 1917 et de 39-45, ni les défaites référendaires de 1980 et de 1995 ne peuvent venir à bout d’un peuple qui désormais, au grand dam de John George Lambton, mieux connu sous le nom de Lord Durham, possède une histoire et une littérature… mais aussi une culture, une économie et un Québec inc.

 

LE SITE WEB DU 375è DU DIOCÈSE DE MONTRÉAL

(La Cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal)

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L’Info-lettre du diocèse de Montréal du 11 janvier dernier nous apprend la mise en ligne de son site web du 375è de la fondation de Montréal. Enfin! Si l’on peut nous permettre notre petite impatience. Il était plus que temps. Mais encore mieux, nous n’en sommes point déçu au contraire.

Pour emprunter au langage hypersophistiqué et moderne, on peut dire que la présentation graphique est bien léchée. Une belle photographie prise à vol d’oiseau de notre montagne montrant la croix surplombant la forêt de notre colline montréalaise puis à l’horizon le centre-ville du Montréal contemporain. Photo complétée par l’apposition d’un logo dans les teintes de vert-turquoise-bleu présentant les trois chiffres (375) avec au-dessus une ligne d’un quart de cercle en bombance représentant le dos de la montagne avec la croix dessus. Du bel ouvrage.

Avec un intitulé qui se lit comme suit « 375 ans de présence catholique dans la vie montréalaise » la page d’accueil nous présente les différentes rubriques qui sont bien repérables et bien identifiées. Le parcours se fait bien et l’ensemble est intéressant. On navigue entre des pages portant sur l’histoire de Montréal et de l’histoire de l’Église catholique à Montréal. Dans une des rubriques, on nous invite à un parcours de cinq lieux servant de pèlerinage en plein coeur du Vieux-Montréal et se terminant à la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde.

C’est, bien sûr, un site qui va s’étoffer au fur et à mesure de l’année 2017. Mais déjà, l’on peut avoir accès à une panoplie d’informations factuelles et historiques qui permettent de se faire une tête sur les origines de Montréal et qui ouvrent des chantiers de recherche et de réflexion sur l’histoire de l’Amérique française.

En somme, en date de la mi-janvier 2017, il existe, à notre humble connaissance, trois sites web portant sur la commémoration et la diffusion de l’histoire des origines de notre ville dans le cadre du 375è. Il y a d’abord Rêver Montréal animé par un « conglomérat » regroupant le Centre Le Pèlerin, la Congrégation de Notre-Dame, les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph et les Soeurs Grises. Il y a désormais le site web du diocèse de Montréal, et enfin, il y a nous, VILLE-MARIE EXPRESS, qui depuis le 22 mars 2015 met en récit à sa manière en prenant appui sur une bonne charge de lectures et de recherche l’histoire non seulement des origines de Montréal mais aussi du Montréal contemporain et moderne.

Nous aimons rappeler, à l’occasion, et cela en toute fausse humilité bien assumée, que VILLE-MARIE EXPRESS aime se gausser que son lectorat ait pied à terre à La Flèche (Jérôme Le Royer), Neuville-sur-Vanne (Maisonneuve), à Langres (Jeanne Mance), à Troyes (Marguerite Bourgeoys) plus récemment à Hiers-Brouage (Champlain). C’est pourquoi dans un souci de multiplier les sources et les rivières et non de les tarir, nous allons comme à notre habitude afficher les liens ci-dessous pour la plus grande diffusion possible de la connaissance de notre histoire.

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LIENS UTILES

http://www.diocesemontreal.org/blog/375vm/

http://revermontreal.com/

 

 

 

 

UN OFF 375è

 

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(Lancement et dévoilement des activités du Regroupement des 15. Photo: Jacques Nadeau/LE DEVOIR)

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En dépit du fait que le projet n’ait pas sembler rencontrer les critères d’acceptabilité de la Société du 375è, le Regroupement des Musée d’histoire de Montréal persiste et signe en offrant aux Montréalais ainsi qu’aux touristes, l’équivalent de 16 nouvelles expositions temporaires et plus de 30 événements tout au long de l’An de grâce 2017.

Bien que quelques musées du Regroupement ait pu bénéficier d’un soutien financier de la part de la Société du 375è pour un projet particulier, il n’en demeure pas moins que le grand projet piloté par ce collectif muséal ne méritait aucun apport financier de la part de la Société du 375è de Juste pour célébrer et de Juste pour rire.

Ayant nommé l’animateur et comédien Marc-André Coillier comme ambassadeur des musées d’histoire de Montréal, le Regroupement des 15 se proposent d’en mettre plein la vue et plein la ville aux amateurs d’histoire, d’archéologie et d’ethnologie.

Leur programmation respective et leur événements particuliers seront publicisés au moment opportun via une page Facebook déjà accessible. Comme à son habitude VILLE-MARIE EXPRESS met à la disposition de ses lecteurs et lectrices le ou les sites ainsi que les articles en lien avec notre propos.

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http://www.musees-histoire-montreal.ca/fr/home

https://www.facebook.com/off375

http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/487018/un-off-375-pour-parler-d-histoire

 

375è/11DÉCEMBRE 2016/MONTRÉAL S’ALLUME

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(LA BIOSPHÈRE DE L’ÎLE SAINTE-HÉLÈNE ILLUMINÉE MANIÈRE « LA DAME EN BLEU ». PHOTO: 4U2C)

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(LA  BIOSPHÈRE DE L’ÎLE SAINTE-HÉLÈNE S’ALLUME LE 20/05/1976. PHOTO: ARCHIVES DE MONTRÉAL)

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(Éclairage du Flanc est du Mont-Royal. Face au parc Jeanne-Mance. Photo: Marc Séguin et 4U2C))

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(NOUVEL ÉCLAIRAGE DE L’ÉCHINE DE LA TOUR DU STADE OLYMPIQUE EN DATE DE 2014. UNE NOUVELLE MOUTURE EST PRÉVUE DANS LE CADRE DU 375è. PHOTO: SALLE DE PRESSE DU PARC OLYMPIQUE)

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(UN DES MULTIPLES JEUX D’ÉCLAIRAGE DU PONT JACQUES-CARTIER. PHOTO: MOMENT FACTORY/375 MTL)

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BONNE LANCÉE 375è. POUR UN MONTRÉAL ALLUMÉ ET ILLUMINÉ

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Alors. Ça y est. C’est commencé. En guise d’inauguration, afin de faire savoir aux Montréalais et aux Montréalaises que 2017 c’est 375 ans après l’arrivée de Jeanne Mance, de Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, du père Vimont, pour ne nommer que ceux-là pour le moment, que les différents réseaux de télé autant francophones qu’anglophones s’offrent un spectacle d’ouverture des festivités du 375è de MonTréaL.

Il faudra s’y faire et faire contre mauvaise fortune bon coeur, mais le 375è de Montréal ce sera d’abord un ouragan de spectacles, et pourquoi pas ! Une fête c’est une fête, qu’on le veuille ou non, ce n’est pas le moment d’être pisse-vinaigre. Il y en aura pour tous avec du bon et du moins bon.

Et par delà toutes les gesticulations de nos artistes préférés et parfois honnis, l’oeil attentif et l’oreille alerte sauront trouver les expositions, les concerts, les lieux de mémoire et d’histoire pour nourrir le 375è de la fondation de Montréal. Et nos lecteurs et lectrices pourront compter sur VILLE-MARIE EXPRESS pour les mettre au parfum du Montréal d’antan et d’aujourd’hui. (À SUIVRE).

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ENTREVUE AVEC L’ARTISTE MARC SÉGUIN À PROPOS DE SON OEUVRE LUMINEUSE SUR LE FLANC EST DU MONT-ROYAL. ÉMISSION: RDI MATIN WEEK-END. SUR ICI RDI.

http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7647256/aurores-boreales-a-montreal

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ENTREVUE AVEC SERGE POSTIGO, COMMISSAIRE-ADJOINT DE MONTRÉAL 375È. ÉMISSION: RDI MATIN WEEK-END.

http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7647257/montreal-sallume-ce-soir

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ÉDITORIAL: NINCHERI ET MARIE-VICTORIN PASSENT À LA TRAPPE

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(Vue d’ensemble de la voûte avec la fresque de Guido Nincheri. Église de la Madonna della Difesa)

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(Plan rapproché de la fresque avec le personnage du duce Benito Mussolini)

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(Voie d’accueil du Jardin Botanique de Montréal/Marie-Victorin. Photo: Espace pour la Vie)

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(Les bouquets floraux du Jardin botanique de Montréal/Marie-Victorin dans  leur splendeur estivale)

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ICI RADIO-CANADA nous apprend, ou plutôt nous rappelle que l’appellation des parcs Guido-Nincheri et Marie-Victorin passeront à la trappe afin de devenir à eux deux, le Parc-de-la-ville-de-Québec.

En effet, dans le cadre des festivités du 375è de Montréal, la ville de Québec par l’amabilité de son maire Régis Labeaume, fera don à la ville de Montréal d’une oeuvre artistique au montant de 200 000$. Cette oeuvre déployée en quatre colonnes, chacune ornée d’un athlète portant un dossard sur lequel on pourra voir un animal et une date importante de l’histoire de Montréal.

Le hic, c’est que cette oeuvre sera placée, suite à un réaménagement, dans un nouvel espace vert qui englobera les parcs Marie-Victorin et Guido-Nincheri. Ironie de l’histoire ce même parc Guido-Nincheri fait partie des legs du 350è de Montréal de 1992. Doit-on conclure que le 375è défait le 350è?

Il est maintenant de notoriété publique que l’administration Coderre, pour ne pas dire le maire Coderre n’a pas beaucoup de sensibilité pour l’histoire, l’art et la culture en général. On l’a constaté, tout récemment, dans le dossier de la croix inclinée de l’artiste Pierre Ayot (http://ville-marie-express.quebec/index.php/2016/09/24/polemique-autour-dune-replique-de-la-croix-du-mont-royal/. Mais, comment peut-on, en un tourne-main, faire disparaître les noms de deux illustres montréalais que sont, dans un premier temps, le fondateur du Jardin botanique de Montréal, Marie Victorin dont on réclame depuis longtemps dans ces pages l’ajout du nom à celui du Jardin* et dans un second temps de celui qui a gratifié environ 200 églises d’Amérique du Nord de quelques 5000 vitraux à savoir l’artiste Guido Nincheri. Sans oublier, sa renommée fresque qui tapisse le plafond de l’église de la Madonna della Difesa (Notre-Dame-de-la-Défense) aux angles des rues Dante et Henri-Julien dans la Petite-Italie.

Non mais n’est-il pas bizarre que depuis le début des préparatifs vers le 375è, les Montréalais doivent monter aux barricades médiatiques afin de faire valoir le respect de la toponymie montréalaise. En effet, quand ce n’est pas pour garder l’appellation de Champlain pour le nouveau pont qui reliera Montréal et sa rive sud, c’est maintenant les appellations de Guido Nincheri et du frère Marie-Victorin qu’il nous faut sauver.

Mais ce qui est amèrement amusant de constater, c’est que pendant que que le maire Coderre déroule le tapis vert au maire de Québec par le fait de se voir offrir une oeuvre d’art pour Montréal dans le cadre de son 375è, le maire Labeaume qui attend, d’un jour à l’autre, non seulement le retour des Nordiques, mais surtout, la promulgation de la loi sur le statut de Capitale nationale, n’en finit plus de laisser entendre que lorsque la loi 109 sera adoptée, il verra à faire savoir à qui de droit son désagrément, chaque fois qu’un dignitaire étranger pourrait passer par Montréal avant ou au lieu de Québec, la Capitale. À prévoir sous peu, un guéguerre entre la Capitale et la Métropole avant celle tant attendue entre les Nordiques et le CH.

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*  Nous avons fait dans ces pages le souhait que le conseiller municipal du district de Marie-Victorin, M. Guillaume Lavoie soit porteur, dans le cadre du 375è, du projet d’ajouter le nom de Marie-Victorin au nom officiel du Jardin botanique de Montréal. Ce qui donnerait Jardin botanique de Montréal/Marie-Victorin. (http://ville-marie-express.quebec/index.php/2016/09/01/editorial-375e-de-montreal-de-lhistoire-il-y-en-aura/).

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002451/parc-renommer-guido-nincheri-artiste-ville-de-quebec

LA CROIX INCLINÉE (SUPPLÉMENT VIDÉO)

En complément à l’article portant sur l’oeuvre de l’artiste Pierre Ayot (1943-1995), nous avons déniché cette vidéo sur le montage de l’exposition de la croix inclinée. À souligner, cette phrase particulièrement percutante du commissaire Nicolas Mavrikakis: «  Une oeuvre culturelle ce n’est pas de la décoration  » .

En allant dans la section « En complément », en cliquant sur le dernier lien en date La fabrique culturelle de Télé-Québec, vous pourrez voir la vidéo.

http://ville-marie-express.quebec/index.php/2016/09/24/polemique-autour-dune-replique-de-la-croix-du-mont-royal/

 

COMMÉMORATION DU JOUR DU SOUVENIR 2016 À MONTRÉAL

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(Le cénotaphe militaire du cimetière Notre-Dame-des-Neiges)

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(Allocution d’introduction du président-général de la SSJB, Maxime Laporte)

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(Allocution de l’ex-premier ministre du Québec, M. Bernard Landry)

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Mot de la rédaction

Nous aurions aimé publier cet article le lendemain de l’événement soit le 12 novembre. Malheureusement, des problèmes techniques couplés d’une série d’imprévus, nous ont presque découragé. En effet, nous avons perdu l’ensemble de nos vidéos de la cérémonie de commémoration et par le fait même le verbatim des deux principales allocutions. Après avoir tergiversé et après moult hésitations, nous avons décidé qu’étant donné le peu d’écho médiatique de la commémoration du jour du Souvenir tenue par la Société Saint-Jean-Baptiste et l’Assemblée nationale du Québec, qu’il valait la peine de publier ce texte et ces trois photos quitte à faire mieux l’année prochaine. Plaise à nos lecteurs et lectrices!

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Comme on le sait, le jour du Souvenir est commémoré un peu partout à travers le monde et particulièrement en Europe, Amérique du nord, et dans les pays du Commonwealth. Ainsi, comme la tradition le veut, une cérémonie de commémoration s’est tenue, simultanément, à Ottawa, à Québec et à Montréal. Exceptionnellement, à Montréal, il s’en est tenue deux. Deux comme dans Deux solitudes comme disait l’écrivain Hugh MacLennan! Et, si l’on se fie à La Presse canadienne par l’entremise de son journaliste, Lee Berthiaume, le rassemblement principal a eu lieu à la place du Canada avec toute l’artillerie et les tirs de canons tout en n’oubliant pas, heureusement, de souligner, la « seconde » cérémonie, soit celle tenue au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Quant à nous, justement, on nous permettra de nous en tenir à la « seconde » à savoir à la dix-neuvième édition de la Commémoration québécoise du jour du Souvenir de la Société Saint-Jean-Baptiste-de-Montréal qui comme à son habitude s’est tenue au cénotaphe militaire du cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

À onze heures, la petite foule d’à peu près 150 personnes ce qui comprend les dignitaires politiques, des membres du corps consulaire, les familles de militaires et quelques participants ont été gentiment intimé pour la solennelle minute de silence. Ce fut une vraie minute de silence en quantité comme en qualité. On n’était loin d’une minute de silence du centre Bell!

Nous avons pu apprécier deux beaux discours de circonstances. D’abord celui d’introduction du président-directeur de la Société Saint-Jean-Baptiste, Maxime Laporte qui était en verve et qui nous a rappelé que 2016 était aussi le centième anniversaire des batailles de la Somme et de Beaumont-Hamel. Puis, un second discours, bien senti, par le président d’honneur, l’ex-premier ministre du Québec, M. Bernard Landry, qui, cette fois-ci, au lieu de nous servir comme à son habitude une maxime latine, s’est permis d’émailler son discours d’un proverbe espagnol dit dans la langue de Cervantes.

Puis, l’on a procédé à la remise de la médaille de l’Assemblée nationale afin d’honorer chacun des dix militaires québécois dont certains à titre posthume. Elles furent remises par des membres de l’Assemblée nationale à savoir les députés Stéphane Bergeron, Diane Lamarre et Robert Poëti.

Le fin geste de la cérémonie fut le dépôt des gerbes de fleurs au pied du cénotaphe. Le nombre élevé de gerbes couplé à la distance à parcourir pour rejoindre le cénotaphe a passablement allongée la cérémonie mais une telle commémoration en valait la peine.

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L’ART PUBLIC PREND LE MÉTRO

MÉTRO UdM

(Station Université de Montréal.Murales 1988. Terre cuite. Emplacements: corridor et mezzanine. André Léonard, architecte.

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(Ibidem de l’image ci-haut mais vue de plus près)

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(Station de métro LaSalle. Murale (1978). Acier inoxydable. Peter Gnass. Emplacement: mezzanine)

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(Un exemplaire de la nouvelle collection de rame de métro style Azur)

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(Robert Lapalme (1908-1997). Artiste-peintre et caricaturiste. Artiste autodidacte)

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Les Québécois en général, et les Montréalais en particulier, sont plus habitués en parlant de leur pays ou de leur ville d’être abonnés à la critique facile et vitriolique. On n’en qu’à penser à notre fameux stade olympique « national », le mal aimé de plusieurs surtout des fumeurs et des fumeuses d’antan qui ont payé par voie, d’une taxe spéciale, les dépassements de coût. À cela s’ajoute, régulièrement, toute la saga de la déchirure de la toile du toit du stade qui passe au bâton même si on n’a plus d’équipe de baseball depuis belle lurette.

Mais pourtant le stade en lui-même en tant qu’objet architectural reste tout de même dans l’ordre d’une certaine élégance respectable. Qui plus est, il est avec l’oratoire Saint-Joseph, la carte postale de Montréal. Qu’on le veuille ou non chers Montréalais et chères Montréalaises, les touristes de partout dans le monde globalisé qu’est le nôtre, apprécient ces deux gros bâtiments au coeur de notre ville et à quelques kilomètres de distance l’un de l’autre. Grand bien nous fasse.

Or, qu’en est-il de notre appréciation de l’une des plus belles réussites au monde à savoir le métro de Montréal avec une coche en-dessous de celui de Washington. Qui d’entre-nous le sait et en profite pour un coût hautement minime pour utiliser un oxymoron? En effet, qui d’entre-nous, entre dans le métro de Montréal en se disant qu’il entre aussi dans un des plus grands musées montréalais d’art contemporain (au plan de la superficie s’entend!)? Mais aussi dans un ensemble de joyaux de l’architecture moderne.

En effet, l’archipel des stations que constitue le réseau du métro de Montréal a été, et ce, dès la création et la mise en route du réseau en 1966, voulu et conceptualisé pour offrir une vitrine à l’art, mais aussi aux architectes créatifs et novateurs ainsi qu’aux artistes québécois.

Ce souci de l’art public inséré dans le projet des stations de métro, nous le devons d’abord au maire de l’époque, en la personne de Jean Drapeau (1954-1957/1960-1986). Mais il se pourrait aussi qu’un dénommé, Claude Robillard, alors directeur de l’urbanisme de la ville de Montréal pourrait être à l’origine du projet d’intégration de l’art dans le métro. De toute façon, il y eut un alignement des astres d’un certain nombre de personnes reliées au projet du métro montréalais et qui poussait dans la même direction à savoir l’originalité architecturale et la mise en valeur de l’art visuel. On peut reprocher un certain nombre de choses à l’administration Drapeau-Saulnier mais on ne peut nier que l’opiniâtreté, des uns et des autres à vouloir imposer des oeuvres d’art dans le métro de Montréal, mérite toute notre reconnaissance. C’est d’ailleurs pourquoi le maire Drapeau a insisté plus que tout pour que la station située tout près de la Place des Arts en porte le nom.

C’est l’artiste-peintre Robert Lapalme (1908-1997), mieux connu au Québec et dans le Canada comme le caricaturiste politique le plus percutant, surtout dans les années du règne de Maurice Duplessis (1936-1939/1945-1959), qui fut le premier titulaire de la fonction de directeur artistique du métro de Montréal.

L’art dans le métro est présente sous la forme d’une centaine d’oeuvres d’art de factures différentes et de matériaux divers. En 2014, le réseau des stations de métro possédait des oeuvres dans 52 des 68 stations. Au rythme que peuvent le permettre les budgets de la STM, en bout de piste ou si l’on préfère en bout de rails, toutes les stations devraient présenter des oeuvres d’art au public-voyageur du métro de Montréal.

Sous la gouverne du premier directeur artistique du métro de Montréal, en la personne de Robert Lapalme, celui-ci favorisa exclusivement l’intégration d’oeuvres figuratives et historiques ayant pour thème principal la fondation et l’histoire de Montréal.

Mais cette politique administrative et artistique restrictive et excluant de facto les oeuvres abstraites donc non-figuratives et porteurs d’autres thèmes, souleva une controverse de la part du groupe des automatistes québécois en particulier avec Marcelle Ferron et son projet de vitraux à la station Champ-de-Mars.

Dans la foulée de cette controverse publique, Robert Lapalme sera remplacé par le peintre Jean-Paul Mousseau (1927-1991) issu du groupe des automatistes qui fut directeur artistique de 1972 jusqu’au milieu des années 80, et, qui favorisera une approche moins directive et plus ouverte, à l’évidence à l’art contemporain. Avec en sus, une volonté d’intégrer l’oeuvre à l’ensemble architectural d’une station de métro et non pas après coup. Autrement dit, à la différence de l’époque du directeur Lapalme où les oeuvres apparaissaient après la construction d’une station, désormais l’oeuvre serait pensée et développée en concomitance avec la charpente architecturale de la station.

Il importe de souligner que les mandats de construction des stations de métro ont été distribués à différentes firme d’architectes autant lors de la première phase (1966) que dans la seconde (1976) sans oublier la troisième phase de développement avec la ligne bleue (1986-1988) afin de favoriser différent concept de station de métro. La station LaSalle, en est un bon exemple. On peut dire, sans jeu de mots, qu’elle remporte la palme d’une station de métro dont l’ensemble architectural fait office d’oeuvre d’art. Tout y a été pensé dans une totalité architecturale, artistique et esthétique.

Si, à l’évidence, l’art public du métro prend la forme de vitraux, de mosaïques de céramique, de murales en terre cuite, d’objets hétéroclites, il peut arriver aussi à certaines stations que la dimension esthétique et artistique se traduisent dans des aspect plus fonctionnel comme les bancs, les éclairages, les rampes voire même la signalisation!

Mais qui dit quarante ans (premier métro, 1966) ou même trente ans (premier prolongement, 1976), dit usure des matériaux, affaiblissement de la luminosité artificielle. C’est pourquoi en 1986 un programme d’entretien et de restauration des différentes oeuvres fut mis sur pied. Ce qui est dans l’ordre des choses.

Aucun court article à lui seul ne peut suffire pour parler des oeuvres d’art de chacune des stations. Sans oublier, le travail de conceptualisation architecturale des différentes stations. Nous tenterons, tout de même, dans le cadre de l’année du 375è de Montréal qui vient, d’en faire un bref inventaire afin d’outiller le quidam qui prend le métro tous les matins ou tous les soirs de semaine pour se rendre au boulot sans oublier les autres qui utilisent le métro à n’importe quelle heure de la journée ou de la fin de semaine afin de prendre le métro non pas juste pour l’utiliser mais surtout pour le visiter.

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P. S. Nous savons très bien que le Comité du 375ème ne peut financer toutes les propositions qui lui ont été soumise suite à l’appel de projets. Mais nous nous expliquons mal comment sur un budget de plusieurs millions de dollars, le comité d’approbation n’a pas été sensible au projet soumis par la Fondation Lionel-Groulx qui prévoyait l’apposition de plaques commémoratives dans 28 stations de métro afin d’expliquer aux utilisateurs mais particulièrement aux touristes, l’origine des noms donnés à ces stations. Hé bien! Grand bien nous fasse, la Fondation Lionel-Groulx en collaboration avec la STM et un commanditaire assumeront les coûts de ce projet significatif.

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http://www.stm.info/fr/a-propos/decouvrez-la-STM-et-son-histoire

http://www.metrodemontreal.com/index-f.html

BIBLIOGRAPHIE

Adamczyk, Georges, «La ville et le métro», Vie des Arts, no 68, 1972, p. 38-41. Erudit.org

Le Grand, Jean-Pierre, «Le métro à la vitesse de la lumière», Vie des Arts, vol. 33, no132,1988, p. 44-47. Erudit.org

Lepage, Michèle, «L’art dans le métro: prochaine station: restauration», Continuité, no 113, 2007, p. 15-17. Erudit.org

d’Orgeix, Émilie, «Le métro: un rêve magnifique», Continuité, no 53, 1992, p.14-18. Erudit.org

Viau, René, «Un métro sans graffiti», Vie des Arts, vol. 23, no 94, 1979,p. 16-21. Erudit.org

INAUGURATION DE LA PLACE ÉTIENNE DE LESSART (1623-1703)

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(Un dessin non officiel représentant Étienne de Lessard)

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(Une reproduction de la signature d’Étienne de Lessart)

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(La plaque localisant la place Étienne de Lessart. Photo: Christophe Maillet)

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(Le moment de l’adresse de la mairesse de Chambois, Mme Véronique Chabrol. Photo: Thaddée Grzesiak)

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(Mme Paulette Billaux qui vient de couper le ruban officialisant la place Étienne de Lessart. Photo: Christophe Maillet)

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(Mme Pauline Billaux, l’abbé Lessard se tenant la main (centre) à droite la mairesse. Photo: Christophe Maillet)

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(Thaddée Grzesiak et l’abbé Lessard)

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(L’abbé Lessard et Christophe Maillet. Photo: Thaddée Grzesiak)

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Nous vous en avions parlé lors d’un précédent article, c’est désormais officiel, à Chambois, le samedi 17 septembre 2016, une bonne partie des Chamboisiens ont participé à l’inauguration de la place Étienne de Lessart (1623-1703).

Plusieurs peuvent se demander pourquoi une telle inauguration d’un personnage relativement inconnu au plan historique? Tout simplement parce que les Chamboisiens se font un devoir d’honorer l’un de leurs fils qui fut partie prenante de l’aventure du projet de colonisation de ce qu’on a appelé la Nouvelle-France.

Arrivé en Nouvelle-France en 1646, à l’âge de 23 ans, Étienne devint en quelques années de présence en terre d’Amérique française, seigneur de l’Île-aux-Coudres par concession du gouverneur Frontenac (1622-1698) et co-seigneur de Lanoraie sans oublier le fait d’être pionnier de la côte de Beaupré.

Et parlant de la côte de Beaupré, les gens de la grande région de Québec savent qu’Étienne de Lessart est connu et reconnu comme celui qui a donné les terrains sur lesquels les trois premières églises de Sainte-Anne-de-Beaupré furent bâties. On connaît la suite à savoir l’émergence de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré et sa reconnaissance internationale comme lieu de pèlerinage.

Derrière l’inauguration de la place Étienne de Lessart, il y a surtout le travail acharné de Pierre et de Paulette Billaux et, bien sûr, de l’appui de toute une petite communauté villageoise sise à Chambois. Chambois c’est, en quelque sorte, un petit village français comme on aime se les imaginer où il est encore permis au temps de prendre doucement son temps. Plus précisément, Chambois est une commune d’un peu plus de 500 habitants du département de l’Orne en Normandie et faisant partie du diocèse de Sées.

La rédaction de VILLE MARIE-EXPRESS a été sensibilisé à ce projet d’une place Étienne de Lessart à Chambois par l’abbé Marcel Lessard qui depuis longtemps connaît son « ancêtre » et s’intéresse à son parcours historique en Nouvelle-France. Lors d’un voyage en France en 1992, dans le cadre du 350è de Montréal, l’abbé Lessard avait eu vent qu’un monsieur Pierre Billaux vivant à Chambois pouvait amplement lui parler d’Étienne de Lessart.

Quand au début de l’été 2016, il fut officiel que le projet de la place Étienne de Lessart allait se concrétiser le samedi 17 septembre 2016, aussitôt, Pierre et Paulette Billaux firent parvenir un courriel à l’abbé Lessard afin de l’inviter à participer à cette inauguration. La boucle était ainsi bouclée: la visite surprise et improvisée en 1992 de l’abbé Lessard chez les Billaux trouva tout son sens et toute sa résonnance affective en cette journée du samedi 17 septembre 2016 sur la désormais place Étienne de Lessart.

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P.S. Monsieur Pierre Billaux étant souffrant, il n’est venu que quelques minutes sur la place Étienne de Lessart. C’est pourquoi vous ne le voyez pas sur les photos.

P.S. (2) Merci à nos deux photographes que nous avions « délégués » sur place. Pour dire vrai Thaddée Grzesiak (Hiers-Brouage) et Christophe Maillet (La Flèche) sont deux amis français bien connu du rédacteur en chef de VILLE-MARIE EXPRESS et évidemment de l’abbé Marcel Lessard.

P.S. (3) Thaddé Grzesiak et Christophe Maillet nous ont fait parvenir plusieurs photos. Mais malheureusement un certains nombre d’elles sont impossible techniquement à recevoir dans notre photothèque. Nous tentons de solutionner cette dificulté.

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EN COMPLÉMENT

http://www.lejournaldelorne.fr/2016/09/25/etienne-de-lessard-a-desormais-sa-place/